Bangladesh – Loi sur la conduite sexuelle & peines
Cadre légal, influences charia dans le droit personnel, arrêts de la cour sur les peines extrajudiciaires
Cadre juridique
Le Bangladesh applique une combinaison de droit légal sous le Code pénal, 1860, la Loi sur la prévention de la répression des femmes et enfants, et, dans des matters de droit personnel limités, des interprétations de la Charia pour les musulmans. Bien que le Bangladesh soit constitutionnellement une république laïque, le droit de la famille pour les musulmans est basé sur la jurisprudence hanafite, et les peines de type Hudood ne font pas formellement partie du code pénal.
La lapidation (rajm) n'est pas codifiée dans la loi bangladaise ; cependant, des cas isolés de peines extrajudiciaires "basées sur fatwa", y compris fouet public et, dans de rares incidents ruraux, violence de foule, ont été signalés. La Cour suprême a déclaré ces peines inconstitutionnelles, et les auteurs peuvent être poursuivis sous des dispositions d'agression ou d'homicide.
Dispositions légales pertinentes
- Code pénal §375–376 : Définit le viol et prescrit des peines jusqu'à la mort pour les cas aggravés. Le viol conjugal n'est pas criminalisé sauf si l'épouse est mineure de 13 ans.
- Code pénal §377 : "Délits contre nature" criminalise certains actes consensuels ; punissable jusqu'à l'emprisonnement à vie.
- Loi sur la prévention de la répression des femmes et enfants (2000) : Ajoute des peines plus sévères pour l'agression sexuelle, la traite et l'exploitation.
- Loi sur l'interdiction de la dot : Criminalise le don ou la réception de dot ; souvent liée aux négociations de mariage.
Charia et application communautaire
Dans les zones rurales, les shalish (conseils d'arbitrage villageois) émettent parfois des décisions sur la conduite sexuelle, surtout l'adultère. Bien que juridiquement nulles, ces décisions ont occasionnellement conduit à des punitions de vigilants. En 2011, la Cour supérieure a interdit l'application des fatwas qui imposent des peines physiques, les déclarant contraires aux droits fondamentaux.
"Tout fatwa qui impose des peines physiques est illégal et sans autorité légale." — Division de la Haute Cour, 2011
Peines en pratique
- Adultère : Aucun délit criminel explicite ; peut être motif de divorce sous le droit personnel. Les répercussions sociales sont sévères.
- Sexe prénuptial : Pas criminel en soi, mais peut être poursuivi sous d'autres dispositions de moralité ou de coercition si une plainte est déposée.
- Actes homosexuels : Criminel sous §377 ; application incohérente mais possible.
- Peines extrajudiciaires : Fouet, shame, et, dans des cas illégaux extrêmes, lynchage de foule — sujet à poursuite lorsque signalé.
Critique internationale et nationale
Des groupes de droits humains ont documenté des incidents où les autorités locales n'ont pas empêché les peines corporelles imposées par la communauté. Le gouvernement a périodiquement émis des ordres aux forces de l'ordre pour protéger les victimes et poursuivre les auteurs de tels actes de vigilants.
Références (APA)
- Code pénal du Bangladesh, 1860.
- Loi sur la prévention de la répression des femmes et enfants, 2000.
- Division de la Haute Cour du Bangladesh. (2011). Arrêt déclarant les peines corporelles imposées par fatwa illégales.
- Amnesty International. (2011). Bangladesh : La Cour suprême interdit les peines corporelles sous fatwa.
- Human Rights Watch. (2012). "Je veux vivre la tête haute" : Abus dans le système juridique du Bangladesh.
- The Daily Star. (2023). HC confirme l'interdiction des peines extrajudiciaires.
Remarque : Ce guide est pour référence informative et culturelle uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, de voyage ou de relation. Vérifiez toujours les réglementations et conditions actuelles avant de voyager.